Décoloniser l’architecture est un ouvrage paru en mars 2024 aux éditions Le Passager Clandestin, avec une préface de Françoise Vergès et une postface d’Emeline Curien, illustré par une trentaine de photos noir et blanc. 22€, 232 pages.
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4e de couverture : « L’avènement d’une société écologique ne peut passer que par une refonte majeure de nos manières de concevoir et de bâtir. Cependant, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Que faire alors ?
Dans une démonstration à la fois érudite et sensible, Mathias Rollot, chercheur et architecte, nous propose de transformer l’architecture en un outil de résistance aux systèmes de domination en place – sur la nature, les humains, les animaux – afin de réinventer une manière non extractiviste de construire.
En faisant dialoguer philosophie, sciences sociales et architecture, l’auteur esquisse les contours d’architectures plurielles, qui appartiendraient réellement aux peuples et aux milieux dans leur diversité : des architectures décoloniales vivantes, libérées. »
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Page du livre sur le site de la maison d’édition : https://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/essais/decoloniser-larchitecture/
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Les droits d’auteurs de cette première impression sont intégralement reversés à L’Observatoire Terre-Monde / https://terremonde.org/
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Sommaire
Préface, Françoise Vergès
Avant-propos
Première partie – Le monde vu depuis l’architecture
Héritages problématiques (I) – l’ordre
Héritages problématiques (II) – l’autonomisme
Ni dominants, ni héros populaires
Les gestes fondamentaux
Deuxième partie – Obsolescences et pistes de renouveau
Scénarios (l’abandon / l’adaptation au système / l’art de la résistance)
Sur la diversification des métiers à l’œuvre
Vers des disciplines architecturales
Troisième partie – Vers des architect(ur)es autochtones
Défaire le paradigme industriel
L’architecture autochtone, réhabitante
Par-delà le vernaculaire
L’architecture à l’épreuve de la décolonialité
Conditions de possibilités d’une architecture décoloniale
Renoncer à l’explication
Ouverture
Postface, Émeline Curien – Pourquoi écrire encore (sur l’architecture) ?
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Conférences et rencontres en lien avec la parution du livre :
22.03.24 16h ENSA Lyon : « Décoloniser l’architecture : du biorégionalisme aux plurivers« , sur invitation du domaine GeoArch (à revoir ici)
22.03.24 18h Archipel (Lyon) : rencontre-discussion animée par les étudiant·es de l’ENSAL.
25.03.24 13h ENSAG UGA (Grenoble), dans le cadre du « Mois de l’égalité » et en dialogue avec les enseignantes-chercheuses Sophie Paviol et Halimatou Mama Awal
28.03.24 18h30 Utopiana / Le Commun, Genève : « Décoloniser l’architecture : plurivers, autochtonies et bassins-versants » dans le cadre de la saison culturelle « Mille écologies«
04.03.24 18h30 ENSAT (Toulouse) : « Décoloniser l’architecture – Conversations », conférence-débat, dans le cadre du cycle de conférence « Local/Global #7«
13.06.24 18h30 Librairie La Fleur qui pousse à l’intérieur (Dijon)
14.06.24 19h30 Librairie Utopia, avec Françoise Vergès : inscription et lien visio ; à ré-écouter en podcast ici (Paris)
07.11.24 19h Librairie associative Antigone (Grenoble)
13.11.24 13h Médiathèque de l’ENSA Clermont-Ferrand, rencontre organisée et animée par Bérénice Gaussuin
11.03.25 18h « Peut-on allier local et décolonial ?« , Institut d’Études Avancées de Nantes, cycle de conférence « Habiter, vraiment ? »
12.03.25 14h « Architecture et pensées décoloniales. Une introduction ». ENSA Paris-Val-de-Seine.
09.04.25 18h « Architectures autochtones« , cycle Conversations autour du vivant, Thierry Paquot, ESAJ / Académie du Climat.
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Articles publiés en lien avec la parution du livre :
Vers des architectures pluriverselles, Les Temps qui restent, 30 mars 2024
Décoloniser l’architecture ici et maintenant, AOC, 27 mai 2024 [en libre accès ici]
Face à l’obsolescence de l’architecture, trois scénarios, D’A, n°322, décembre 2024, pp.70-75.
Écologiser l’architecture, revue Esprit, décembre 2024
Onze pistes vers une métamorphose décoloniale de l’architecture » – « Eleven ways towards a decolonial metamorphosis of architecture », L’Architecture d’Aujourd’hui, janvier 2025
« Mathias Rollot : L’architecture comme art de la résistance », entretien mené par Blanche Ribault, Carbomédia, janvier 2025.
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Recensions, compte-rendus de lectures, commentaires sur le livre (ordre chronologique) :
- « Mathias Rollot sonde, dans Décoloniser l’architecture, les logiques de mise en ordre du monde dont l’architecture a hérité et qui la rendent difficilement conciliable avec une véritable écologie sociale. Pour proposer sa transformation comme outil de lutte et de progrès dédié au vivant. » Julien Meyrignac, Décoloniser l’architecture, Urbanisme, n°437, mai/juin 2024
- « La note du service de presse annonçait une démonstration érudite et il nous faut constater qu’on était dans le vrai. Cela dit, et bien que beaucoup de choses aient déjà été dites et débattues sur l’avenir du premier art, cet ouvrage sera très certainement utile à la poursuite des réflexions. » Martin Prévost, Le colonialisme architectural déboulonné, Pieuvre.ca, 16 juin 2024
- « Livre dynamite, Décoloniser l’architecture déconstruit « l’impérialisme » de l’architecture et propose d’inventer ensemble une architecture sauvage, à la fois antitech et anticapitaliste, ou autant décroissante que convivialiste. Sans avoir la prétention « d’expliquer ce que devrait être “une architecture pluriverselle” », Mathias Rollot propose, dans une démarche qui se veut anti-explicative, « une critique pluriversaliste de l’architecture » (p.215). Plus une politique de l’espoir qu’une utopie. » Christophe Solioz, « Décoloniser l’architecture » de Mathias Rollot, Topophile, 24 juin 2024
- « Quand un ouvrage offre une lecture documentée et enthousiaste non seulement des plus récentes évolution de « la discipline » (profondément revue et corrigée dans cet essai) mais surtout de la révolution que représente le basculement écologique, il semble indispensable d’en signaler l’existence. Dans son Décoloniser l’architecture, l’architecte et enseignant Mathias Rollot, l’un des spécialistes français du mouvement biorégionaliste, ne dit rien de moins que l’aveuglement d’anciens modèles dominants et l’émergence, dans leur foisonnement, de mille et une manières de penser et de faire l’architecture, toutes respectueuses des êtres vivants » Emmanuelle Borne, « La Sélection AA« , L’Architecture d’Aujourd’hui, n°461 : Chili, 28 juin 2024
- « Non seulement l’architecture telle que pratiquée, enseignée et construite est inadaptée au monde mais encore elle contribue à sa perte. Plutôt que de baisser les bras ou de s’adapter au système de domination en place, l’auteur, architecte et enseignant-chercheur, propose d’entrer en résistance en métamorphosant, voire en piratant depuis l’intérieur la manière de penser, de faire et de vivre l’architecture (…). Avec de nombreuses références bibliographiques, cet essai dresse un état des lieux des héritages problématiques dont doivent s’emparer aujourd’hui les architectes (…) pour déconstruire la discipline » Archiscopie, Décoloniser l’architecture, n°37, juillet 2024
- « Une joyeuse démonstration au fil de de laquelle il étudie comment l’architecture, aujourd’hui encore outil de domination, pourrait et devrait être transformée pour s’inscrire dans un projet d’écologie sociale désirable. Parfois exigeantes, ses réflexions n’en restent pas moins une poétique invitation à remettre en question nos certitudes et convictions même les plus ancrées. Un apport précieux, en ces périodes de doutes » La Maison du Passif, « Écologie, sobriété, performance énergétique, architecture : nos conseils lecture de la rentrée ! Le plus politique : décoloniser l’architecture« , septembre 2024
- « Le manuscrit de mon livre avait déjà été envoyé à l’éditeur lorsqu’est paru le bel essai de Mathias Rollot. (…) L’essai aborde de nombreux points évoqués dans le premier chapitre. Toutefois, alors que nous les avons à peine esquissés, il les développe dans son livre avec une maitrise et un luxe de références à l’appui, bien évidemment hors de notre portée. (…) On ne saurait donc trop remanier au lecteur désireux d’approfondir ces questions de se reporter à cet ouvrage » Serge Latouche, « Post-scriptum 2« , dans Le désastre urbain et la crise de l’art contemporain, septembre 2024.
- « Dans Décoloniser l’architecture, l’architecte et enseignant-chercheur Mathias Rollot poursuit sa réflexion critique sur l’architecture. Il y promeut la métamorphose disciplinaire et l’évolution des pratiques en décrivant les liens entre écologie, architecture et « colonialité ». (…) Il écrit donc en allié – mais aussi, de fait, en précurseur. » Hakima El Kaddioui, « Vers des architectures autochtones ? Plaidoyer pour construire des plurivers« , Métropolitiques, septembre 2024.
- « L’auteur critique la prétendue autonomie de l’architecture par rapport au monde, il plaide pour des architectures écologiques, « pluriverselles » et autochtones (quand ce sont les communautés elles-mêmes qui conçoivent, construisent, habitent). Il explore les critiques de la colonisation dans cette discipline et les pistes pour en sortir. Quelques photos illustrent la réflexion. Un livre vivant, alerte et clair. » S!lence n° 538 – décembre 2024 – janvier 2025
- « Un essai audacieux pour révolutionner l’architecture et imaginer d’autres manières d’habiter », notice d’actualité et sélections de livres autour de la frugalité pour Noël 2024 sur le site de la Frugalité heureuse & créative, 2024.
- « …nous pourrions également citer le récent ouvrage de Mathias Rollot, Décoloniser l’architecture, qui amorçait une remobilisation féconde des concepts de plurivers forgés par des auteurs décoloniaux comme Eduardo Viveiros de Castro et Arturo Escobar. Malgré le hiatus entre l’ambition théorique d’un titre alléchant et la réalité plus consensuelle d’un contenu relevant davantage d’un manifeste pour une architecture biorégionaliste, le texte de Rollot témoignait lui aussi d’un effort de remise en chantier critique des fondements de la discipline architecturale dont la logique d’action est pétrie de compromission, d’anthropocentrisme et d’autoritarisme, à partir du corpus critique des humanités environnementales. » Xavier Bucchianeri, Architecture et agriculture: déconstruire l’imaginaire métropolitain, Terrestres, 2024.
